Conseil des ministres du 29 septembre 1999. Compte-rendu des réunions du G7, du FMI et de la Banque mondiale. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 29 septembre 1999. Compte-rendu des réunions du G7, du FMI et de la Banque mondiale.

Personnalité, fonction : STRAUSS KAHN Dominique.

FRANCE. Ministre de l'économie, des finances et de l'industrie

ti : Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a rendu compte des assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale et de la réunion des ministres de l'économie et des finances du G7 qui viennent de se tenir à Washington. Ces réunions ont porté essentiellement sur les mécanismes internationaux de régulation dans trois domaines :

1. La régulation macro-économique.

Le G7 a enregistré avec satisfaction l'amélioration de la situation internationale qui résulte largement de l'action coordonnée conduite depuis un an pour favoriser la croissance et enrayer la crise financière. Par ailleurs, la bonne situation relative de l'économie française a été soulignée. Selon le FMI, elle aura la plus forte croissance du G7 en 2000 (+3%) et la plus forte réduction du chômage.

Le G7 a consacré une part importante de ses travaux à l'examen de la situation japonaise et aux risques que pouvait engendrer une hausse rapide du yen. Il a insisté sur l'engagement des autorités japonaises de favoriser la demande interne et de mener une politique monétaire adaptée à cet objectif, et s'est engagé à suivre attentivement la situation sur le marché des changes.

2. La régulation financière et prudentielle.

Depuis un an, un consensus se dégage au sein de la communauté internationale pour la mise en place d'instruments de régulation plus efficaces.

La France a fait à cet égard neuf propositions concrètes en faveur d'une police internationale des centres "offshore", fondée sur une action conjointe des ministres de l'économie et des finances, de la justice et de l'intérieur. Il s'agit de renforcer les législations anti-blanchiment, d'établir une liste des Etats ou territoires non coopératifs, de responsabiliser les institutions financières internationales dans la lutte contre la criminalité financière et de mettre en úuvre des sanctions pouvant aller jusqu'à l'interdiction des transactions financières avec ces paradis bancaires et fiscaux.

Par ailleurs, la France a demandé à ses partenaires de mettre en place un code de bonne conduite pour impliquer les créanciers privés dans le règlement des crises financières. Enfin, elle a demandé que le forum de stabilité financière fasse des propositions précises sur une réglementation plus efficace des fonds spéculatifs.

3. Une véritable solidarité en faveur des pays les plus pauvres.

Lors du Sommet de Cologne, les pays du G7 ont pris une initiative d'une ampleur inégalée en faveur de l'annulation de la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés. Lors des réunions de Washington, les modalités de financement de cette initiative ont été mises au point. La France, dont l'aide au développement à l'égard de ces pays a représenté près de 19 milliards d'euros entre 1990 et 1997, va contribuer au financement de cette initiative à hauteur de 8 milliards d'euros. En pourcentage du PIB, la France est ainsi le pays du G7 le plus engagé en faveur du développement, comme de l'annulation de dette.

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