Propos de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion et son hommage au travail des bénévoles de l'Association des "Restos du coeur", Paris le 14 décembre 1998. | vie-publique.fr | Discours publics

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Propos de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion et son hommage au travail des bénévoles de l'Association des "Restos du coeur", Paris le 14 décembre 1998.

Personnalité, fonction : CHIRAC Jacques.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Lancement de la 14ème campagne des restos du coeur : visite d'un restaurant du coeur Place de la République,dans le 10ème arrondissement à Paris le 14 décembre 1998

ti : Je voudrais rendre hommage aux Restaurants du c¿ur car c¿est une belle réussite. C¿est une belle réussite, parfaitement adaptée aux problèmes auxquels on est malheureusement confrontés. Ce soir, vous êtes ici, il y a un camion qui est arrivé, et qui à cet endroit va distribuer des repas. Autrement dit, on n¿oblige pas les gens à aller dans une institution, on va à leur devant. Et çà, par rapport à des gens qui sont dans des difficultés extrêmes, c¿est un geste capital, aller au-devant des gens.

La deuxième idée qu¿il faut souligner chez les Restaurants du c¿ur, c¿est de ne pas se contenter de donner à manger l¿hiver. Il y a une action permanente tout au long de l¿année qui permet à des liens de se créer. Ce qui est le plus important , c¿est de recréer un lien entre des gens qui ont perdu toute référence, pour bien des raisons, et des gens qui peuvent leur donner quelque chose et recréer ce lien. C¿est la main tendue qui permet de relever quelqu¿un.

Et enfin, c¿est le travail admirable de tous ces bénévoles. Madame Colucci me disait tout à l¿heure qu¿elle avait 36 000 bénévoles. C¿est extraordinaire. Et c¿est un élément essentiel, pour restituer ce qu¿on a perdu dans le monde moderne, c¿est-à-dire la solidarité, la solidarité locale. Dans les vieilles sociétés on n¿avait pas d¿exclus, chacun avait une place, était respecté. Les sociétés modernes ont exclu de plus en plus de gens. Et ce à quoi nous sommes confrontés aujourd¿hui, c¿est au problème de restaurer les liens entre les gens et les solidarités, quels que soient les handicaps qui ont pu frapper les uns et les autres, et quelle qu¿en soit la nature. Alors je tiens à rendre hommage et à féliciter les Restaurants du C¿ur.

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