Discours de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur le rayonnement culturel de la ville de Porto, la coopération culturelle franco-portugaise, la défense de la diversité linguistique européenne et l'inscription de la culture à l'ordre du jour du Sommet de Rio entre l'Europe et l'Amérique latine, Porto le 5 février 1999. | vie-publique.fr | Discours publics

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Discours de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur le rayonnement culturel de la ville de Porto, la coopération culturelle franco-portugaise, la défense de la diversité linguistique européenne et l'inscription de la culture à l'ordre du jour du Sommet de Rio entre l'Europe et l'Amérique latine, Porto le 5 février 1999.

Personnalité, fonction : CHIRAC Jacques.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Voyage d'Etat au Portugal les 4 et 5 février 1999 ; Rencontre avec les personnalités culturelles et universitaires portugaises réunies au Théâtre Saint-Jean à Porto, le 5 février 1999

ti : Monsieur le Président de la République du Portugal,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers amis, jeunes ou moins jeunes,


Un mot d'abord pour présenter des excuses. En principe, je suis très attaché à l'horaire, je souhaite toujours arriver à l'heure, par politesse et aussi parce qu'être en retard est quelque chose qui fatigue. Parce qu'on se fait du souci. Aujourd'hui, j'ai eu des entretiens très intéressants avec le Premier Ministre, après ceux que j'avais eus hier, longuement, avec le Président de la République, et ces entretiens se sont prolongés un peu plus que prévu. Et le résultat, c'est que je vous ai fait attendre, ce que je regrette. Et je vous demande de bien vouloir m'en excuser.

Merci à Porto, merci à ses élus, M. le Maire, à ses élites et à ses jeunes, merci pour cet accueil auquel je suis sensible. Merci de m'avoir invité à m'adresser aux représentants de l'Université portugaise, aux artistes et aux intellectuels d'un pays bouillonnant de créativité, un pays en mouvement et dont la France se sent si proche. Et merci de m'offrir cette occasion de parler de notre fraternité luso-française et de ce qui en est le ciment, c'est-à-dire la culture, les idées, et plus encore, une même vision de l'homme et du monde, et aussi une même ambition pour l'Europe de demain.

Je suis heureux de le faire ici, à Porto, dont le centre historique était, il y a deux ans, inscrit par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité. Et qui vient d'être choisie, à juste titre, pour être en 2001, nous en parlions tout à l'heure, M. le Président de la République, Capitale européenne de la culture.

Porto, à l'estuaire du Douro qui inspira les poètes, où selon le mot d'Eugénio de Andrade " même la lumière prend la couleur du granit ". Porto, la ville natale de ce grand maître du cinéma qu'est Manuel de Oliveira que je tiens à saluer particulièrement. C'est ici que le Maître a signé le premier film de sa superbe carrière. C'est ici que Paulo Rocha, natif lui aussi de Porto et autre grand du septième art lusitanien, vient de situer l'action de son " Fleuve d'or ".

Et Porto où la France est la bienvenue, je le sais. Ici Gustave Eiffel jeta sur le fleuve l'un de ses ouvrages les plus audacieux. Ici, ses lointains héritiers, nos ingénieurs, nos entreprises, nos ouvriers vont construire avec les ingénieurs, les entreprises, les ouvriers de Porto le métro de votre belle cité.

" Porto, écrivait Paul Morand, qui coucha ses tours Eiffel à l'horizontale pour qu'elles lui servent de ponts ". Les ponts, Monsieur le Maire de Porto, que vous avez choisis comme thème du grand rendez-vous culturel de 2001. Peut-on rêver plus beau symbole de l'ouverture aux autres, du rapprochement entre les hommes, du dialogue entre les cultures ?

Dialogue exemplaire s'agissant du Portugal et de la France.

C'est un puissant dialogue que celui entretenu de longue date par nos penseurs, nos écrivains, nos créateurs. Il y a longtemps que la France aime vos auteurs. Aujourd'hui, la littérature portugaise affirme avec force sa présence dans le panorama éditorial français. Et les Français se sont réjouis lorsque le Prix Nobel de littérature a récompensé José Saramago et, à travers lui, la culture portugaise tout entière. La presse française l'a cité en exemple, elle n'aurait pas fait plus s'il s'était agi d'un français. C'est la longue et passionnante conversation entre nos artistes, celle notamment de nos grands peintres, de votre maître naturaliste, Silva Porto et Marques de Oliveira et des nôtres réunis à Barbizon. Celle de Sousa Cardoso et Edouardo Viana, avec Paul Cézanne et Robert Delaunay. Et c'est bien sûr ce métissage de nos sensibilités qu'incarne aussi puissamment Veira da Silva l'ami de Léger, de Braque, de Picasso et dont les tableaux se trouvent dans nos plus grands musées.

Mais c'est aussi le dialogue de deux âmes. Avec cette Saudade, qui flotte dans les rues de vos cités, qui inspire le fado et ses chanteuses, au premier rang desquelles la grande, la merveilleuse Amalia Rodrigues. Musique mélancolique, comme un " regret du temps présent ", qui touche les Français et qui leur fait aimer votre pays.

Et je sais l'accueil chaleureux réservé depuis toujours par le Portugal à la langue, à la culture, aux idées françaises. Il est peu de pays qui ont su ainsi s'ouvrir et honorer la culture venue d'ailleurs. Votre présence à toutes et à tous témoigne de cette hospitalité. Et du fond du coeur, je vous en remercie.

Aujourd'hui, notre long compagnonnage s'enrichit de l'extraordinaire foisonnement qui marque le monde culturel portugais. Il vit et grandit dans les nombreux établissements culturels et scolaires où Portugais et Français se retrouvent. Ici, ce sont les Instituts de Porto et de Lisbonne. Ce sont les 28 Alliances françaises réparties sur l'ensemble de votre pays. C'est le partenariat exemplaire noué par nos grands centres universitaires, culturels et scientifiques et vos prestigieux instituts et fondations : l'Institut Camoens, l'Institut de coopération scientifique et technique internationale, l'Institut portugais des musées, ou bien encore la Fondation Gulbenkian.

Ce compagnonnage vit et grandit chez nos jeunes qui se forment à nos langues respectives. Je sais la place éminente occupée par le français dans le système scolaire et universitaire portugais et qui ferait de la France, si j'en crois l'un des vôtres, José Vitorino de Pina Martins, " la seconde patrie de tous les Portugais ". Et nous, Français, devons faire notre part du chemin. Je souhaite que mes jeunes compatriotes choisissent davantage le portugais dans leurs études, et pour cela qu'on leur donne la possibilité et les moyens de connaître et d'aimer cette superbe langue, mais aussi cette langue majeure parlée par plus de 200 millions de femmes et d'hommes dans le monde d'aujourd'hui.

Et puis nos deux pays sont proches en ce qu'ils portent le même regard sur la création et la culture. Chez vous comme chez nous, l'idée de nation est forte, et cette idée est inséparable du rapport à la culture et à la langue. Au long des siècles, Portugais et Français n'ont cessé de les défendre parce qu'elles sont constitutives de nos identités. Voilà pourquoi la culture est aussi, pour vous et pour nous, une affaire d'Etat.

Aujourd'hui, Portugais et Français mènent des politiques publiques d'encouragement à l'art et de développement des infrastructures culturelles pour promouvoir une création vivante.

Vous et nous avons une vision démocratique de la culture. Nous partageons la même volonté d'ouvrir à tous les richesses de l'art et de la pensée, de présenter et d'enseigner à tous la grandeur et la beauté des oeuvres du passé, en bref, de donner au plus grand nombre " les clés du trésor ", comme le souhaitait André Malraux, que tout à l'heure M. Le Ministre de la culture citait si bien.

Notre relation est celle de deux peuples à la fois proches et différents, ouverts aux influences, mais en même temps farouchement jaloux de leur liberté et farouchement attachés à leur identité.

C'est la relation de deux peuples qui aspirent à l'universel. Le poète Virgilio Ferreira a écrit : " L'âme de mon pays est grande comme le monde ". C'est le propre du Portugal et de la France d'avoir sans cesse pensé le monde dans son unité, d'avoir sans cesse posé la question de l'homme et de sa condition.
J'invite le Portugal et la France, forts de cette proximité spirituelle, à relever ensemble les grands défis de l'avenir. Et d'abord, à construire ensemble l'Europe de la culture.

L'Europe s'affirme comme une réalité quotidienne pour nos concitoyens de l'Union Européenne. Réalité humaine, avec la liberté de déplacement et d'établissement. Réalité sociale, avec la coordination de nos politiques en faveur de l'emploi. Et là encore, le Portugal et la France sont en tête du combat. Réalité économique avec l'unification du grand marché européen et maintenant avec l'euro. Peu à peu, l'identité européenne grandit et s'enracine en chacun d'entre nous.


Mais l'Europe n'est pas une idée neuve. Elle a mille ans et plus. Elle a commencé à exister sur les terres de l'esprit.

Il s'est en effet produit un véritable miracle de l'esprit en Europe. Une communauté artistique et intellectuelle s'est formée, réunissant, par-delà les oppressions et les turbulences de l'Histoire, les universités du Moyen Age, les cours de la Renaissance, les salons des Lumières. Un humanisme s'est répandu, que nos nations, chacune à sa manière, conformément à son caractère, ont exploré, interprété, promu. Et l'Europe de la culture s'est dessinée, à la fois singulière et multiple. Elle explique ce que nous sommes. Elle exprime ce que nous voulons.

Aujourd'hui, faire l'Europe de la culture, c'est faire l'union dans la diversité. C'est perpétuer un temps où l'esprit, les idées, les oeuvres ne connaissaient pas de frontière et s'enrichissaient mutuellement. C'est faire l'Europe de la curiosité, du dialogue.

Faire l'Europe de la culture, c'est organiser la rencontre de nos jeunes et de nos universités. C'est favoriser la mobilité des étudiants et des professeurs. C'est faciliter les voyages, les séjours, l'accueil. C'est jeter de nouvelles passerelles entre nos établissements et nos filières. C'est harmoniser les cursus et les diplômes, condition sine qua non d'un enseignement supérieur aux dimensions de l'Europe.

Tout ceci a été engagé à travers les programmes européens. Mais nous devons aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin. Nous devons faire de nos universités le creuset même de l'ambition européenne.

Faire l'Europe de la culture, c'est aussi développer l'" université virtuelle ". Certaines des plus grandes universités françaises ont conclu des accords avec leurs homologues et sont d'ores et déjà présentes sur Internet.

C'est en accueillant des étudiants et des professeurs venus de Paris, de Salamanque, de Florence, que Coïmbra devint au XVIème siècle l'un des principaux foyers de l'humanisme. Alors, que renaisse l'Europe d'antan, l'Europe des universités, l'Europe des laboratoires, l'Europe de la culture et des sciences, cette " République immense d'esprits cultivés " dont parlait Voltaire ! Que continue le grand brassage des idées et des hommes !

Faire l'Europe de la culture, c'est enfin faire front commun dans les grandes batailles que nous devons mener à l'échelle de notre planète.

Et d'abord celle des programmes diffusés sur tous les réseaux d'information. La mondialisation, c'est, en fait, l'explosion des échanges. C'est le triomphe des nouvelles technologies. Leur succès illustre cette volonté d'émancipation qui, depuis toujours, entraîne l'homme vers plus de dialogue, plus de savoir et donc plus de culture.

Et cette bataille des programmes, qui n'est autre que celle du rêve et de l'intelligence, nous pouvons la gagner. L'Europe est, là, sur son terrain d'excellence. Elle doit l'investir, avec enthousiasme, sans complexes, sûre d'elle-même, de son extraordinaire patrimoine et sûre de la vitalité de sa création.

Menons également ensemble la bataille pour l'exception culturelle. Vous le savez, la France mène croisade dans les négociations sur la libéralisation des échanges pour que les oeuvres de l'esprit puissent continuer, dans l'avenir, de bénéficier de soutiens publics, nationaux ou européens.

Non, les biens culturels ne sont pas n'importe quelle marchandise ! Rien n'est plus étranger aux lois du marché que l'inspiration créatrice. Petite étincelle vitale de l'âme, elle s'élance vers son public par la seule force de l'émotion et de la beauté. Elle doit parfois être soutenue.

Bien sûr, la mondialisation, et ses nouveaux instruments, ont bouleversé la conception et le rôle des Etats comme ils ont bouleversé les notions d'espace et de temps. Ils ont effacé les frontières physiques et ignorent les souverainetés. Mais il revient à l'Etat de créer, lorsque c'est nécessaire, les conditions du succès. D'organiser un environnement juridique, fiscal, social, intellectuel ou industriel qui favorise l'épanouissement des oeuvres. D'aider la production et l'exportation culturelles qui, lorsqu'elles empruntent la voie de la création originale et naissent d'une autre langue que l'anglais, ne franchissent pas aisément le seuil de la rentabilité.

Il ne s'agit pas d'entraver la circulation des biens culturels, dont la liberté demeure une exigence sacrée. Il s'agit au contraire d'encourager la liberté de penser et de créer, de les faire s'épanouir, en accordant aux oeuvres, à leur diffusion et à leur exportation, un soutien raisonnable, national ou européen.

Je le redis devant vous : la France ne cédera pas ! Son récent retrait de la négociation de l'accord multilatéral sur l'investissement l'a confirmé. Et j'invite à nous rejoindre nos partenaires européens, attachés comme nous-mêmes à leur identité et à la liberté.
Au-delà de la culture, c'est la bataille des langues qui doit nous mobiliser. Bataille vitale pour la diversité, la créativité et donc la richesse du monde.

Cette bataille, c'est ensemble, et d'abord au sein de la grande famille des langues latines, que nous devons la livrer et la gagner.

La langue c'est l'incarnation même de nos identités. C'est autour d'elle que se sont si souvent constituées nos nations. La langue, c'est le ciment de nos peuples. Elle a porté dans l'Histoire les revendications d'indépendance et de liberté. Elle exprime les valeurs humanistes dans lesquelles nous nous reconnaissons. La langue qui porte les racines, la mémoire, l'histoire, les repères intimes de chaque homme, de chaque femme.

Fernando Pessoa a écrit que " le premier instinct social est celui de la langue maternelle ". ". Ma première nation, ajoutait-il, c'est la langue portugaise ". C'est vrai pour chacun d'entre nous. Notre langue est notre première maison.

Nous devons l'affirmer, et d'abord chez nous, au sein de l'Europe et de ses institutions. Nous voulons une Europe qui parle d'une seule et même voix mais dans toutes ses langues, de toutes ses âmes.

Le génie de l'Europe, ce fut sa force, ce fut sa chance, est d'avoir, dès la Rome antique, laissé se nouer librement le dialogue de ses cultures. Cette diversité, vécue comme une chance, ce sont nos langues qui la portent.

Voilà pourquoi nous devons veiller à ce que chacune d'entre elles garde droit de cité dans les discussions et les travaux au sein de l'Union Européenne. Nous ne devons pas céder à la tentation de la facilité mais au contraire soutenir sans relâche la cause du plurilinguisme en Europe.

C'est le sens du " Mémorandum sur le pluralisme linguistique dans l'Union " présenté par la France, il y a trois ans. Au-delà de la langue maternelle, nous devons, dès le plus jeune âge, dès l'école, organiser l'enseignement d'une langue étrangère, et dès le collège, d'une deuxième langue étrangère. Pour que les prochaines générations d'Européens ne vivent plus la langue comme un obstacle mais comme l'invitation à rencontrer l'autre, à partager un destin.

Promouvoir notre diversité linguistique c'est aussi soutenir, à travers toute l'Europe, les efforts de la recherche et de l'industrie pour que se développent à marche forcée les programmes de traduction automatique. Cet enjeu est vital pour nos langues.

La bataille de la langue, nous devons enfin la mener à l'échelle du monde. Le monde de demain, nous le voulons riche, foisonnant, multiple, créatif. Parce que c'est de la confrontation des idées, du dialogue des civilisations, et d'abord de l'échange des mots que naissent les progrès et que se conforte la paix.

Vous, Portugais, le savez bien. Vous avez été les premiers à braver les éléments pour découvrir d'autres rivages et d'autres civilisations. Vous avez ouvert le monde aux mondes. Vous savez combien l'on apprend et l'on gagne au contact des autres peuples. Vous mesurez toutes les promesses de l'altérité et de la réciprocité.

Portugais et Français, rassemblons tous ceux qui partagent cette vision ouverte et généreuse !

Rapprochons davantage nos trois grandes familles linguistiques, lusophone, francophone et hispanophone. Présentes sur tous les continents, elles rassemblent des centaines de millions d'hommes et de femmes. Les unes et les autres partagent le même dessein : investir résolument les nouvelles technologies de la communication pour continuer d'être présentes demain et faire entendre leur différence.

Mobilisons notre grande famille latine ! Vous et nous partageons cette latinité qui marque nos caractères et nos cultures, et jette sur l'Atlantique, entre Amériques et Europe, des ponts fraternels. Cette latinité qui nous confère la même sensibilité aux grandes questions de l'humanité. Qui nous fait poursuivre les mêmes idéaux, qui nous fait adhérer aux mêmes valeurs.

Il faut bâtir sur cette proximité, sur cette racine commune que tout visiteur français au Portugal ne peut que ressentir et qui nous offre cette chance de placer nos peuples au seuil de l'" intercompréhension ", de cette faculté d'entendre spontanément l'autre, de saisir chez lui les éléments de notre patrimoine commun, d'en reconnaître les mots et les idées.

Mettons cette fraternité latine au service du monde divers que nous voulons bâtir !

Dans cet esprit, j'ai proposé que l'éducation et la formation, la culture et les langues soient à l'ordre du jour du Sommet de Rio, en juin prochain. C'est à l'initiative du Portugal, de l'Espagne et de la France que vont se réunir, pour la première fois dans l'Histoire, les Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Europe, de l'Amérique latine et de la Caraïbe. L'enjeu de ce rendez-vous est économique, il est politique, mais il est d'abord culturel. Soyons ambitieux ! Voyons loin !

Il faut que ce sommet débouche sur un véritable projet. Il faut, au moment où nous quitterons Rio, que les moyens d'un partenariat concret aient été définis : mettons en place un réseau d'échange d'étudiants et de professeurs entre universités et grandes écoles d'Europe et d'Amérique latine. Dotons-nous d'instruments adaptés pour inciter nos industries culturelles et audiovisuelles à mieux coopérer. Aidons à la découverte réciproque de nos patrimoines et de nos artistes !


Monsieur le Président de la République, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs, un monde s'efface, un autre naît. Un monde incertain. Un monde à inventer et à construire. Ce monde nouveau, nous le sentons riche de promesses. Mais rien ne nous sera donné. Nous devrons sans cesse aller de l'avant, anticiper les évolutions, occuper toute notre place et savoir séduire pour continuer, demain, à être entendus.

Nous y parviendrons si nous, Européens, restons fidèles à ce que nous sommes, à notre humanisme. Si nous savons bâtir un projet. Si nous savons le proposer au monde. Si nous jetons dans la bataille toutes nos forces.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie.

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